The Many Lives of Cat’s Eye

Important: le dimanche 12 octobre, la galerie sera exceptionnellement fermée!
Cat's Eye (DR)
Cat’s Eye (DR)

Le hasard fait parfois bien les choses : Cat’s Eye (alias Benoît Perriard) rencontre après un concert, Gerry Leonard, guitariste et directeur musical de David Bowie. De cette rencontre naît une collaboration dont le fruit s’appelle The Many Lives. Les atmosphères et les textures de guitares du magicien Gerry Leonard apportent des ambiances qui coïncident idéalement avec les chansons et les vocaux de Cat’s Eye. Attaché au son et aux arrangements, Cat’s Eye a une nouvelle fois produit, enregistré et mixé lui-même ce nouvel opus. Il y joue une bonne partie des intruments With a little help from [his] friends, notamment Pascal Wagner-Egger (Make Me Sweat) à la batterie ou Marc Siegenthaler (Kind & Kinky Zoo) à l’orgue Hammond.

Dès les premières mesures, on entend que le musicien est parti cette fois dans un univers plus rock. C’est le propre de cet artiste, dont chaque album possède une couleur qui lui est singulière, un nouveau disque étant trop court pour se répéter. D’autres titres tendent aussi vers ce versant rock, tels At Least To Some Extent, au couplet dirigé par des toms de batterie sauvages, ou Floating All Behind, au solo de guitare mémorable et aérien de Gerry Leonard. L’ambiance se détend aussi sur certains morceaux comme sur le minimaliste Train Passenger, plein de groove ou See This, une chanson en équilibre sur un tapis de piano. Les teintes nocturnes de l’instrumental surf 5326 Ocean Drive rappeleront aux fans des films de David Lynch les virées en voiture étranges sur des routes aux courbes énigmatiques.

Une musique en quête d’authenticité qui a enthousiasmé les médias : 3 étoiles sur 3 dans le journal l’Hebdo pour l’album Perspectives (2009) et son single Paper Cup dans la programmation de la radio DRS3. Le double album Beautiful Ordinaire (2010) a quant à lui été plébiscité notamment par le critique rock Jean-Philippe Bernard (Le Matin), La Liberté et l’Illustré.

« Le résultat, bluffant, fait le lien entre les Préalpes et les grands espaces où rôdent les champions du folk alternatif et du rock lo-fi emmenés par Wil Oldham ou Sebadoh » Jean- Philippe Bernard, critique rock et cinéma, Le Matin

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Illustratrice